Frappii, le nouveau tsar

Le 19 décembre dernier, Unicorns Of Love a annoncé l’arrivée du français Antonio « Frappii » Botezatu au poste d’AD Carry. Un choix audacieux pour l’ancien joueur de MCES et Team Oplon mais qui prend sens dans le contexte actuel dans lequel le regard des ligues majeures vers les ligues mineures semble s’adoucir.

L’équipe Unicorns Of Love (UOL) lors des Worlds 2020. L’équipe russe avait réussi à s’extirper des play-in.

L’annonce en aura surpris plus d’un, déjà car elle entérine le départ de Gadget pourtant excellent lors des Worlds 2020 mais également car Frappii effectue le grand écart, lui qui est un habitué de la scène francophone depuis plusieurs années déjà. A l’issue d’un split complexe chez MCES ( dernier de LFL), Frappii se tourne donc vers la Russie où il rejoint son compatriote Jean-Pierre « Toucan Celeste » Giaccone qui a probablement plébiscité son arrivée. Son arrivée chez Unicorns Of Love est un pari pour lui, une opportunité de ne pas se perdre dans les ligues régionales européennes surchargées en talents et d’engranger de l’expérience, probablement au plus haut niveau. Ce choix est justifié par la tendance croissante des ligues majeures à regarder hors de leurs ligues régionales pour effectuer leurs recrutements. Si la TCL (Turquie) semble être la ligue mineure la plus observée pour le moment, la bonne performance d’UOL aux Worlds 2020 en aura probablement fait réfléchir plus d’un.

Blue, HiRit, Armut ou même Luger, ces noms vous sont peut être encore inconnus mais ils ont en commun d’avoir profité du mercato pour effectuer la transition entre la TCL et une ligue majeure (LEC ou LCS). Gadget, le prédécesseur de Frappii semble prendre la direction de mousesports, une équipe majeure de la ligue allemande. En rejoignant UOL, Frappii a de grandes chances de remporter le CIS et de se qualifier pour les Worlds. Il pourrait profiter ainsi d’une mise en avant qu’il n’aurait probablement pas pu avoir en rester cantonné aux équipes francophones.

Et cette mise en exposition des ligues mineures ne se cantonnent pas à l’Europe, les équipes nord-américaines sont allées piocher dans les équipes de LLA (Amérique latine) et les récents changements qu’a connue la région Océanique a vu une exode massive de ses joueurs vers les LCS. Les mouvements intrarégionaux ne sont plus seulement des importations de coréens au bord de la retraite mais désormais des investissements sur des jeunes joueurs à fort potentiel. Frappii rentre donc dans ce moule et rejoint l’organisation la plus imposante de Russie. Avec son arrivée, l’équipe récupère un joueur qui a des similarités avec Gadget, qui n’a pas peur de sortir de la méta en jouant des mages. Il ne devrait pas donc pas perturber les automatismes déjà en place et l’équipe devrait pouvoir continuer sur sa lancée. Dans tout ça, Frappii va prendre de l’expérience, va sûrement pouvoir s’exposer aux yeux du monde et se faire un nom loin des ligues européennes ou la profusion de talents aurait pu le rendre invisible, désormais, on risque de le voir Frappii.

LEC 2021 : Vitality doit apprendre à faire sans son taulier

L’écurie française a confirmé le départ de son joueur historique Cabochard. Pour le remplacer, la ruche va s’appuyer sur un rookie prometteur de 19 ans, Mathias « Szygenda » Jensen. Vitality confirme le reste de son roster, espérant sûrement profiter du bon état de forme entrevu en fin de saison dernière.

TOPLANE : Mathias « Szygenda  » Jensen

Szygenda est donc la seule nouveauté de ce roster Vitality. Il sort d’une saison prolifique avec AGO Rogue ou il a remporté l’Ultraliga et les European Masters. C’est un joueur de très bonne réputation, réputé comme étant le meilleur toplaner européen hors des LEC. Il semble très polyvalent, capable de joueur le weakside comme le strongside. C’est un très gros transfert pour Vitality car il y à beaucoup de hype dans la communauté autour de Szygenda. Mais si Szygenda est tout ce qu’on dit qu’il est, il s’imposera sûrement comme un des meilleurs toplaners de la ligue, qui semble ne manquer cruellement par moment.

JUNGLE : Ducaun  » Skeanz » Marquet

Skeanz est un des joueurs qui a été le moins épargné par les problèmes de Vitality la saison passée. Les changements de midlaners, de support et son passage en LFL ont rendu sa saison de rookie étriquée et inconsistante. Mais maintenant que la situation semble s’être apaisée et qu’on assiste à un retour à la normal, c’est à lui de prouver qu’il mérite la confiance qui lui a été renouvelée. Il possède le talent et les qualités pour briller sans aucun doute.

MIDLANE : Aljoša «  Milica  » Kovandžić 

Arrivé en cours de saison, Milica a connu une année de rookie discrète. Il lui a fallu oublier ses galères de visa et prendre en route un train sur le point de dérailler. Mais au prix de performances solides, Milica a su montrer de belles choses. Malheureusement, la situation générale de l’équipe n’a pas permis sa mise en avant mais il a été possible de ressentir plusieurs moments de brillances chez le jeune serbe, notamment en fin de saison. Très confortable sur Orianna et Corki notamment, il aura à cœur de prouver son potentiel en 2021.

BOTLANE : Markos « Comp » Stamkopoulos

Comp est probablement le joueur autour duquel Vitality devrait jouer. La botlane de Vitality a été son point fort lors du Summer Split. L’association grecque qu’il forme avec son support a montré son potentiel et n’a cessé de progresser au fil du split. Il fait partie de cette nouvelle génération redoutable d’ADC qui prend le contrôle de la LEC. Impressionnant en teamfight et capable de prouesses mécaniques, Comp a tout pour faire passer l’équipe à un autre niveau. Un peu timide lors du Spring Split, son jeu s’est affirmé et l’alchimie naturelle qu’il entretient avec Labrov sera sans douter le point fort de l’équipe.

SUPPORT : Labros « Labrov » Papoutsakis

Le comparse de Comp a réussi son entrée dans la grande ligue. Il est probablement la plus grande satisfaction de la saison passée pour Vitality. Elu meilleur rookie du split, il n’a pas volé cette récompense. Omniprésent en phase de lane, il est un de ces supports qui créent beaucoup d’opportunités par ces déplacements sur la map. Il offre une excellente garantie en terme de playmaking et de justesse mécanique. La réputation de son Bard et de son Tresh le précède, nul doute qu’il faudra compter sur lui comme l’un des meilleurs supports de la ligue la saison prochaine.

OPINION : Vitality a bien fini sa saison en 2020. Si les résultats n’étaient pas ceux escomptés, la manière et le niveau de jeu ont semblé en très net progrès. En gardant la majorité de son effectif, Vitality compte sûrement s’appuyer sur ce momentum pour continuer de progresser. Le remplacement de Cabochard fait sens car le joueur français n’a pas semblé au mieux ces dernières saisons. Néanmoins, il faudra combler cette présence et son importance dans la prise de décision de l’équipe. C’est un roster jeune et encore relativement inexpérimenté qui va devoir s’attaquer à l’Europe et rapidement reprendre ces marques sans leader affirmé ou apparent. Néanmoins, si les joueurs maintiennent leur forme passée et que Szygenda évolue au niveau qu’on lui connait, cette équipe devrait au minimum accrocher les playoffs. Il leur appartient de contredire le proverbe « Abeilles sans reine, ruche perdue. »

Olivier « Luffy » Hay : le pionnier

Joueur français historique de la licence Street Fighter, Olivier « Luffy » Hay a besoin du soutien de la communauté française afin d’être le dernier appelé pour la Capcom Cup 2020. Une récompense qui semblerait méritée pour le joueur Gamers Origin, plus de dix ans après son apparition dans le monde de l’e-sport.

Olivier « Luffy » Hay, joueur de l’équipe GamersOrigin.

Street Fighter n’est pas la licence la plus populaire en Europe, comme beaucoup de jeux de combats, la majorité de ces fans se trouvent aux Etats-Unis ou bien au Japon. Néanmoins, elle dispose d’une communauté très soudée en France, disposée à faire vivre le jeu.

Luffy porte le poids de son histoire, il est le premier joueur français et européen à s’être exporté avec succès sur le jeu en réalisant ce que beaucoup pensaient être impossible, remporter l’EVO en 2014. La portée de cet exploit ne peut être minimisé. Non seulement Luffy devient alors le premier européen à s’imposer sur Street Fighter mais il rentre dans une catégorie très restreinte de joueurs non asiatiques et non américains à s’imposer lors du plus grand évènement de l’année, tout jeux de combats confondus. Si cette victoire est probablement le plus grand exploit de sa carrière, elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt de régularité dont a fais preuve le français. Il s’est maintenu et se maintient parmi les meilleurs depuis cette victoire et même si il a connu quelques bas, il a toujours su rebondir. Une régularité exemplaire donc.

Luffy est la figure historique des jeux de combats en France. Si aujourd’hui il partage les espoirs tricolores avec d’autres joueurs sur d’autres jeux tels que Glutonny sur Smash, Super Akouma sur Tekken ou encore Skyll sur Soul Calibur, il ne faut pas oublier qu’il a été le premier français à s’imposer comme une référence du genre.

Même s’il est indéniable que ses résultats sur Street Fighter V sont moins bons que sur l’opus précédent, Luffy fait toujours parti des meilleurs joueurs de la licence, il en est certainement l’un des représentants les plus emblématiques. D’autant que Luffy peut encore gagner, son désir de succès est toujours ardent et il a le niveau pour concourir avec les meilleurs comme il l’a démontré la saison passée.

Luffy a ouvert la voie pour les joueurs de jeux de combat. Il a montré à tout ceux qui en doutaient que la victoire était une possibilité. Aujourd’hui, il est temps pour la communauté de le lui rendre, il a mon vote en tout cas.

Solary Hunter, le lieutenant

Discret, bienveillant et travailleur, Hunter est l’un des derniers joueurs de la première génération encore en activité. Celui qui a laissé derrière lui une carrière de carrossier pour devenir un pilier de la section Fortnite de Solary est le dernier joueur du premier roster de Solary à poursuivre sa carrière professionnelle sur le jeu. Portrait de Corentin « Hunter » Tardif, le viking de Solary.

Hunter est un des premiers joueurs francophones à s’être illustré sur la scène Fortnite. Aux cotés de Yoshi, MzQQQ et Kinstaar, il remporte la Lyon esport 2018 sous la bannière d’Oserv Esport. Rapidement, ils sont recrutés par Solary pour être le premier roster de l’organisation ainsi que les piliers de la chaine Solary Fortnite. A peine majeur, celui qui travaille dans un garage abandonne sa vie d’avant et se lance corps et âme dans ce nouveau projet. Au côté de Duong « Kinstaar » Huyng, Hunter va marquer l’âge d’or de Fortnite et devient alors, la moitié de l’un des binômes francophones les plus prolifiques de l’histoire du jeu.

Hunter ne dispose pas d’un palmarès du même acabit que celui de son partenaire de toujours, il a traversé une partie de sa carrière dans l’ombre de Kinstaar. Moins fringant, moins présent et ayant moins de succès en solitaire que son partenaire et ami, Hunter brille par sa capacité à tirer le meilleur de son binôme. D’une certaine façon, sans être le meilleur joueur qui soit, Hunter est un partenaire d’exception, sa façon de jouer et sa mentalité sont tournées vers le succès de l’équipe et non sa gloire personnelle. Il y à une forme de dévotion et de sacrifice dans la façon avec laquelle il aborde le jeu, des qualités qu’aucune statistique ne peut mettre en avant mais qui contribuent grandement à son évolution.

Les 4 joueurs de Solary qualifiés pour la coupe du monde de Fortnite.

Hunter et Kinstaar se sont qualifiés pour la World Cup, ils ont remporté un Skirmish et ont performé au plus haut niveau de l’Europe mais il n’en a jamais pleinement récolté la gloire. Pourtant, d’un garage jusqu’à New York, la longueur du chemin parcouru et sa difficulté ne doivent pas être oubliées. Hunter ne sera probablement jamais le meilleur joueur du monde, ni le plus reconnu mais son travail et sa dédication l’ont porté jusqu’au plus haut niveau du jeu. A l’heure ou le nombre de joueur professionnel explose et où une nouvelle génération de talent prend le contrôle, Hunter ressemble presque à un vétéran du jeu à seulement 21 ans. Si les performances ne sont plus aussi notables qu’elles ont pu l’être par le passé, Hunter reste un solide joueur, surtout au vu de la multiplication exponentielle de la concurrence.

Il est aujourd’hui le dernier joueur du roster originel de Solary à être joueur professionnel. Nul ne sait pour combien de temps mais ce qui est certain c’est que quoi qu’il arrive désormais, Corentin Tardif ne regrettera jamais d’avoir tout abandonné pour Fortnite.

Nisqy : l’altruiste

Conformément aux rumeurs qui circulent depuis quelques temps, Nisqy est le nouveau midlaner de Fnatic pour la saison 2021. Un retour en Europe pour le joueur belgo-turc dans un contexte compliqué pour l’écurie orange et noire. Si son arrivée suscite l’inquiétude des fans, il est probablement le joueur dont Fnatic a besoin.

Yasin « Nisqy » Dinçer, nouvelle recrue de Fnatic

C’est un mercato mouvementé du côté de Fnatic, le départ de Rekkles a fait couler beaucoup d’encres et les nouveaux renforts de l’organisation seront scrutés par des supporters en quête de faux pas. Il faut dire que les relations entre les fans et le management de Fnatic sont tendues depuis que Rekkles a rejoint G2 Esports. Si le remplaçant du suédois (probablement Upset) aura de larges souliers à chausser, Nisqy aura probablement forte à faire aussi. Malheureusement pour lui, son arrivée n’est pas très bien vécue par les supporters qui attendaient Perkz (finalement transféré chez Cloud9). Mais Nisqy n’est pas un choix de seconde zone, si son gameplay est sûrement moins exaltant que ceux d’autres joueurs, il brille par un style de jeu altruiste qui permet de mettre ses coéquipiers dans les meilleures dispositions possibles. C’est cet aspect altruiste qui fait souvent oublier aux fans à quel point Nisqy est doué mécaniquement. Mais je suis prêt à parier que les fans oublieront rapidement leurs inquiétudes initiales car Nisqy est exactement ce dont Fnatic a besoin pour briller.

Il semble évident que Nemesis a connu quelques difficultés la saison passée. Son problème principal était celui de la flexibilité. Lorsque Fnatic a remplacé Broxah par Selfmade, l’équipe a complètement changé de style de jeu. D’un coup, il a fallu que les solo-laners de Fnatic jouent pour leur jungle et cela a demandé une adaptation de style que Nemesis n’a pas su opérer. Il a été en difficulté toute la saison, son champion pool habituel ne fonctionnait pas et il est apparu comme un poids pour son équipe particulièrement aux Worlds ou la différence de niveau de jeu était criante.

Après une saison chez Splyce, Nisqy signe chez Cloud9 ou il remporte un split et est élu une fois meilleur midlaner de la ligue nord-américaine.

C’est par ce que Fnatic a l’intention de garder ce style de jeu que Nisqy est le joueur parfait. Il va jouer pour Selfmade et il sait le faire. Il a le champion pool qui va avec, c’est son style de jeu et il a déjà brillé en le faisant. Il va juste falloir que les fans de Fnatic lui laissent un peu de temps et une marge d’erreur suffisante car pour le moment il semble qu’ils soient prêts à se jeter sur lui à la moindre erreur. Comme BrokenBlade, il arrive des LCS ce qui laisse toujours les fans européens dubitatifs. Personnellement, j’ai une grande confiance en Nisqy et je pense réellement qu’il est une des meilleures possibilités pour Fnatic. Il n’est peut être pas meilleur mécaniquement que Nemesis mais son style s’intègre à merveille dans le collectif. De plus, il est un joueur humainement apprécié par tous, il a la réputation d’être un excellent coéquipier ce qui compte énormément, surtout dans un groupe qui semble quelques peu sous tensions. Je suis intimement persuadé qu’à la fin de la saison, les craintes et doutes des fans seront oubliés et G2 Esports pourra recruter Selfmade tranquillement pour continuer la boucle

LEC 2021 : SK Gaming se tourne vers l’avenir

C’est au tour de SK Gaming de dévoiler son roster pour la prochaine saison des LEC. L’organisation a fais le pari de l’avenir en recrutant quatres rookies.

TOPLANE : Janik « Jenax » Bartels

Jenax sera le seul survivant de la lineup de la saison précédente. Il fait partie de SK Gaming depuis 2019. Loin d’être un joueur particulièrement fringant, il est un élément fiable et stable de l’équipe. Sa transition de la midlane à la toplane s’est avérée efficace et il est un bon joueur de weakside ce qui est toujours utile.

JUNGLE : Kristian « TynX » Ostergaard Hansen

Ce fut un long parcours pour TynX jusqu’en LEC. Le danois a joué dans les ligues régionales polonaise, espagnole et française. Il reste sur des très bonnes performances avec LDLC, équipe avec laquelle il a notamment remporté les European Masters. Beaucoup attendaient TynX en LEC depuis quelques temps déjà. C’est désormais chose faite pour lui et il a beaucoup à prouver désormais.

MIDLANE : Ersin « Blue » Gören

Le joueur belgo-turc est probablement le moins connu par la communauté européenne. Il faut dire qu’il joue en TCL depuis quelques années. Néanmoins, son nom est souvent associé à ces prouesses mécaniques et son indéniable talent. Connu comme étant un monstre en Solo q, il a remporté le championnat turc la saison passée. Il n’est peut-être pas le joueur le plus attendu de l’année mais je suis persuadé qu’il fera de grandes choses, il a le talent pour en tout cas.

 BOTLANE : Jean « Jezu » Massol

Jezu continue de progresser à toute vitesse, en 2 ans il est passé de l’Open Tour à une position de starter dans une équipe LEC. Probablement l’un des rookies les plus prometteurs de l’année. J’espère qu’il n’aura pas fais le jump pour l’Europe un peu trop tôt et qu’il saura s’adapter rapidement au niveau de jeu. Cela étant, il est bien accompagné en botlane et si sa marge de progression nous indique quelque chose c’est bien qu’il semble prêt à tutoyer les sommets.

SUPPORT : Erik « Treatz » Wessen

Treatz vient de remporter les LCS. Il était majoritairement remplaçant mais il a joué quelques rencontres. C’est un joueur expérimenté mais il n’a jamais joué à ce niveau de compétition. Il va donc découvrir les LEC. Il a également joué dans beaucoup de ligues régionales européennes avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Là-bas, il a joué en académie pour TSM pendant quelques temps avant de prendre la place de Biofrost à certaines occasions. Il a été définitivement remplacé après la débâcle contre Golden Guardians en playoff.

OPINION : Ce roster est un vrai risque. Il repose sur quatre joueurs qui vont découvrir ce niveau de compétition et Jenax qui est certes un bon joueur mais probablement pas assez dominant pour faire une très grosse différence. A mon avis, ce roster reposera énormément sur la capacité de Blue à s’adapter. Il aura une compétition féroce au poste de midlaner mais si sa réputation n’est pas usurpée, il devrait faire partie des meilleurs midlaners de la prochaine saison. Quoi qu’il arrive, cette équipe est constituée de joueurs en devenir très talentueux et un effet à la MadLions est toujours possible.

LEC 2021 : Astralis officialise son roster

 Astralis est la première équipe à officialiser son roster pour le Spring Split 2021. Comme les rumeurs semblaient le présager, le roster n’est pas fringuant et n’est pas tourné vers l’avenir. Tout n’est pas à jeter néanmoins.

TOPLANE : Matti « WhiteKnight » Sormunen

Le finlandais est un vétéran de la scène compétitive. Il était d’ailleurs présent pour la toute première saison des EU LCS en 2013, il était alors botlaner pour l’équipe Team ALTERNATE. Après une saison quelconque, il a disparu des radars pendant quelques années et après une saison compliquée chez le PSG, il rejoue en EU LCS en 2018 en tant que toplaner pour Unicorns of Love. 2 splits peu concluant une nouvelle fois, il rejoint BIG, une équipe régionale allemande avec laquelle il trouvera plus de succès allant jusqu’à remporter les European Masters en 2019. Il jouait alors aux cotés de quelques visages familiers de la LEC : Carzzy, ZaZee et Labrov. Après une saison en demi-teinte, il fera donc parti d’Astralis pour l’année 2021.

JUNGLE : Nikolay « Zanzarah » Akatov

Si on fait abstraction d’une série qu’il a joué en 2019 avec Origen contre Splyce, Zanzarah fera ses débuts dans la ligue européenne. Après plusieurs saisons en ligue russe, Zanzarah a joué dans l’équipe académique d’Origen puis dans l’équipe académique de Rogue. C’est chez ces derniers qu’il s’est illustré en remportant les European Masters l’année passée. S’il est un rookie (ou presque), Zanzarah a de l’expérience, il joue professionnellement depuis 2015 et pour beaucoup, ce n’était qu’une question de temps pour qu’il intègre l’élite.

MIDLANE : Erlend « Nukeduck » Vatevik Holm

Le dernier rescapé de la saison catastrophique d’Origen, Nukeduck est un vétéran. Il a accumulé les places d’honneurs et a connu 6 organisation différente au plus haut niveau de l’Europe. Malheureusement pour lui, il n’a jamais gagné les LEC et au vu de ses récentes performances cela parait peu probable. A 24 ans, Nukeduck semble de plus en plus en difficulté dans la ligue et l’annonce de son maintien dans l’élite en a surpris plus d’un.

BOTLANE : Jesper « Jeskla » Klarin Stromberg

A 20 ans, Jeskla est le plus jeune membre de l’équipe (et de loin). Les fans sont susceptibles de se souvenir de lui comme de l’ADC qui avait été remplacé par Hjarnan chez Excel Esports en 2019. Autrement, il s’est balancé entre la ligne espagnole et la ligue allemande chez mousesports avec lesquels il a remporté la Prime League. En termes de niveau de jeu, le suédois reste probablement sur sa meilleure saison à date. Il faudra voir si cela va se retranscrire à un niveau de jeu bien plus élevé.

SUPPORT : Hampus « promisq » Mikael Abrahamsson

Un autre vétéran de la scène. Promisq a connu beaucoup d’équipes et en tant que starter il n’a jamais fais parti d’une équipe qui a trouvé du succès. C’est un habitué du fond du classement. Mais, pour la première fois de sa carrière, promisq va joueur une deuxième saison au coté du même ADC. Au coté de Jeskla, il sort d’une bonne saison chez mousesports et Astralis est clairement sa chance de prouver qu’il n’est pas juste le remplaçant de G2.

OPINION : Malheureusement, Astralis ne ressemble pas à une équipe qui quittera les tréfonds du classement. Chacun des cinq joueurs fait probablement parti des plus mauvais joueurs de la ligue à son rôle. Néanmoins, il y à une once d’espoir. Selon moi, l’équipe doit jouer via la botlane, les deux joueurs se connaissent bien et se sont montrés assez dominant la saison dernière en phase de lane. Zanzarah est un jungler assez décent et ne devrait pas se faire marcher dessus. Le gros bémol de l’équipe pour moi est WhiteKnight, il ne joue pas très bien le weakside et sort d’une saison compliquée individuellement. Nukeduck est une inconnue aussi mais je le crois capable de ne pas être un poids pour l’équipe. Ils devraient finir 9e ou 10e de la ligue sauf grosses surprises.

Link et Mudda qualifiés pour la TMGL

Les qualifications pour la prochaine saison de la Trackmania Grand League se sont achevées hier, Mudda et link ont obtenu leur ticket pour l’élite ou ils remplaceront Matt et Yannex.

La logique a pratiquement été respecté lors du Combine Match, l’épreuve opposant les 8 joueurs les moins bien classés de la saison en TMGL aux 8 joueurs les meilleurs classés de l’Open Grand League. A la clé, 2 places pour se frotter au gratin de Trackmania. Et les résultats sont pratiquement conformes à ceux de la saison régulière, le vainqueur (Mudda) et le troisième (link) de l’OGL gagnent une place aux dépens du treizième (Yannex) et du dernier (Matt) de la TMGL.

Classement du Combiné (liquipedia.net)

Mudda (free agent) et link (joueur Exalty) ne sont pas des novices de la scène, leurs promotions en première division n’est pas un choc, ce sont des joueurs établis qui ont prouvé tout au long de la saison qu’ils avaient leurs places parmi les meilleurs. Si link vient étoffer le contingent de français présents en TMGL, avec Mudda c’est une première pour l’Australie, signe que Trackmania grandit et s’exporte.

Le système de relégation et d’accession à la TMGL reste fin, le renouvellement est très partiel et plusieurs joueurs retourneront en OGL alors même qu’ils ont mieux performé que certains joueurs de TMGL lors de l’épreuve. Le combiné, censé évaluer le niveau des différents joueurs sur plusieurs types de situations perd un peu de son sens lorsque qu’un joueur qui finit dans les 4 dernières places peut conserver son spot dans l’élite.

Si les huit meilleurs joueurs de la compétition avaient obtenu leur qualification, SuperCarlouf (6e), Cap (7e) et Granady (8e) auraient rejoints leurs deux compères

Même si le format semble perfectible, il faut féliciter les performances de link et Mudda qui ont prouvé qu’ils avaient leur place, à eux de se battre pour la conserver.   

Vetheo : comme une évidence

Le système des ligues régionales européennes est bien ficelé. Il l’est si bien qu’il permet l’émergence de nouveaux talents chaque saison effectuant la transition vers les LEC et leur permet d’y trouver du succès. L’exemple récent de Mad Lions permet de jauger l’efficacité de l’implantation de rookies et les fans européens peuvent être soulagés d’apprendre que chaque saison réservera probablement son lot de futurs champions. Et dans les années à venir, on serait plus qu’étonné de ne pas y trouver Vincent « Vetheo » Berrié.

Roster LDLC OL victorieux aux European Masters.

A l’instar de Jezu, la trajectoire de Vetheo est une de celles qui étonnent par sa vitesse de progression. En très peu de temps, il a grimpé les échelons de la scène. Il ne s’est écoule que quelques mois entre son recrutement chez la Tony Parker Adequat Academy et sa transition vers LDLC OL ou il a déjà brillé. A 18 ans, Vetheo achève sa première saison dans une ligue régionale et il reste peu de succès qui pourraient y étoffer son palmarès. Il a déjà remporté les European Masters, la Lyon e-Sport et la saison régulière du LFL Spring. La seule ombre à son tableau est de ne pas avoir remporté les playoffs de la ligue française mais en le pointant du doigts, on cherche la petite bête.

En quelques mois de compétition à peine, Vetheo avait déjà attiré les regards. Il est assez évident pour qui veut bien le voir qu’il y à de la magie entre les mains du jeune français. Selon toute vraisemblance, il devrait continuer à jouer pour LDLC OL la saison prochaine, un choix probablement judicieux pour lui car même si son niveau de jeu est digne d’une équipe LEC, il a sûrement besoin d’emmagasiner un peu plus d’expérience compétitive. Avec lounet et YellOwStaR, on se doute qu’il est bien entouré pour cela.

Il fait partie d’une jeune génération de joueurs français pour laquelle on a beaucoup d’espoir. Vetheo, Jezu, Exakick, Toucouille pour ne citer que ceux-là, ont en eux les capacités pour devenir de grands joueurs. Si la vitesse de progression de Vetheo est un indicateur son avenir, il n’y a aucun souci à se faire pour lui, pour le reste, il lui appartient de faire tout ce qui est en son pouvoir pour atteindre des objectifs dignes de ce dont il est capable. Seule chose dont il devrait se préoccupper : au vu de cette saison, pas certain que ces adversaires le laissent jouer Akali et LeBlanc, très souvent.

Tox : l’équilibre qu’il fallait à Solary ?

La saison des transferts sur Rocket League s’est achevée et les équipes se préparent à la reprise du Winter Split dans 2 semaines. L’un des transferts qui a fait couler le plus d’encres est celui de Tox vers Solary. L’allemand quitte Giants Gaming (ou il sera remplacé par itachi) et rejoint l’équipe tourangelles ou il prend la place de Yukiss. Après une saison en demi-teinte pour le très jeune roster de Solary, il est peut-être la solution pour trouver de la stabilité dans une équipe qui a le potentiel d’être au sommet de l’Europe.

La première saison de Solary dans l’élite européenne de Rocket League peut donner lieu à un bilan contrasté. Pour une équipe de jeunes talents, Solary a fais bonne figure, elle s’est globalement installée dans le milieu de tableau et l’équipe a même produit de très bonnes performances par moment. Néanmoins, probablement freinée par le remplacement de Meloshisu, leur progression n’a pas été à la hauteur du talent qui compose l’équipe. Pour le moment, les joueurs semblent inconstants et en recherche d’équilibre. La certitude est que le potentiel pour une grosse écurie est là et l’ajout de Tox au roster ne fait que renforcer ce sentiment.

Il faut dire que le jeune allemand sort d’une grosse saison avec Giants Gaming qui l’a notamment vu remporter 2 éditions de The Grid EU (semaines 2 et 9). Malgré une élimination prématurée des playoffs du Major il est clair que Tox est une force en devenir de la scène. Voilà la tâche qui attend donc Porto et Finish, ils ont à leur disposition trois joueurs de grands talents qui font parties des meilleurs espoirs de la scène européenne et s’ils sont bien encadrés et guidés, ils sont probablement capables de truster les premières places du classement. Il faudra donc cadrer les irrégularités de certains ce qui ne sera sûrement pas une tâche aisée au vu du très jeune âge des joueurs.

Damian « Tox » Schäfer, nouvelle recrue de Solary.

Tox a une légère réputation de toxicité dans la communauté Rocket League, il s’est même fait ban quelques jours la saison passée pour un incident ayant eu lieu pendant une partie. Néanmoins, j’ai tout de même le sentiment qu’il est une excellente recrue pour Solary. Au-delà de son indéniable talent, Tox sait gagner et il l’a prouvé à plusieurs reprises. Si son attitude est une variable qui peut être canalisée, savoir gagner est une qualité qui s’apprend difficilement.

Si je devais me risquer aux pronostics, je dirais que je suis très optimiste pour ce split. Si l’équipe parvient à s’adapter collectivement et que la barrière de la langue n’est pas un obstacle trop conséquent, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher Solary de faire une excellente saison. C’est tout le bien que je leur souhaite en tout cas.